Τετάρτη, 18 Μαΐου 2016

«Η δήλωση δεν αποτελεί απλό συγκρητισμό, αλλά νόθευση, αλλοίωση κι ανεπίτρεπτη κατάλυση όλου του πνεύματος του χριστιανισμού…»!

Ανιστόρητη δήλωση από τον Πάπα:

Ο Χριστός έδωσε στους μαθητές του την ίδια εντολή κατάκτησης με το Kοράνι

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Αποσπάσμα από την αποκλειστική συνένετευξη που παραχώρησε ο ποντίφηκας πάπας Φραγκίσκος στους Guillaume Goubert, διευθυντή της εφημερίδας «La Croix» και στον Sébastien Maillard, ειδικό απεσταλμένο στη Ρώμη.
Pape François: Ένα κράτος οφείλει να είναι κοσμικό État laïque.Τα ομολογιακά κράτη τελειώνουν άσχημα. Κάτι τέτοιο  είναι αντίθετο στην ιστορία. Πιστεύω ότι μια κοσμικότητα συνοδευόμενη από ένα γερό νόμο εγγυώμενο τη θρησκευτική ελευθερία  προσφέρει ένα πλαίσιο για να πάμε μπροστά. Είμαστε όλοι ίσοι ως γιοί του Θεού ή με την αξιοπρέπειά μας ως άτομα. Αλλά ο καθένας οφείλει να έχει την ελευθερία να εξωτερικεύει την πίστη του. Αν μια γυναίκα μουσουλμάνα θέλει να φέρει τη μαντήλα της αυτή οφείλει να μπορεί να το κάνει. Ομοίως αν ένας καθολικός θέλει να φέρει ένα σταυρό. Οφείλει να μπορεί να ομολογεί την πίστη του όχι δίπλα αλλά στο εσωτερικό της κουλτούρας.
Το βατικάνειο μοντέλο του σκοταδιστικού διαφωτισμού…..
Pape François: Δεν πιστεύω ότι υπάρχει σήμερα ένας φόβος για το ισλάμ αυτός καθ εαυτός αλλά για την Daech και τον κατακτητικό της πόλεμο που προέρχεται εν μέρει από το ισλάμ. Η ιδέα της κατάκτησης είναι σύμφυτη με τη  ψυχή του ισλάμ, αυτό είναι αλήθεια. Αλλά θα μπορούσαμε να ερμηνεύσουμε με την ίδια ιδέα της κατάκτησης το τέλος του ευαγγελίου του Ματθαίου  όπου ο Χριστός στέλνει τους μαθητές του σε όλα τα έθνη.
Για την ιστορία του πράγματος και για την αποκατάσταση της αλήθειας το κατά Ματθαίον ευαγγέλιο κλείνει ακριβώς έτσι:.la-croix 17/5/16
«19 Πορευθέντες μαθητεύσατε πάντα τὰ ἔθνη, βαπτίζοντες αὐτοὺς εἰς τὸ ὄνομα τοῦ Πατρὸς καὶ τοῦ Υἱοῦ καὶ τοῦ Ἁγίου Πνεύματος,
20 διδάσκοντες αὐτοὺς τηρεῖν πάντα ὅσα ἐνετειλάμην ὑμῖν· καὶ ἰδοὺ ἐγὼ μεθ᾿ ὑμῶν εἰμι πάσας τὰς ἡμέρας ἕως τῆς συντελείας τοῦ αἰῶνος. Ἀμήν».
H παπική θέση αποτελεί δόλια σκόπιμη διαστρέβλωση νοημάτων διαχρονικών και αμετάθετων χαρακτηρίζεται από ευκαιριακή διάθεση και οπορτουνισμό και χρησιμοποιεί με πολιτικάντικη λογική θέσφατα… Ο εξισωτισμός των θρησκειών προσκρούει στην εξλειξη των θρησκειών θέση φιλοσοφική και ιστορική. Είναι μηδενισμός και αυτοακύρωση του θείου και μη σεβασμός στην επίπονη πολιτισμκή εξελιξιμότητα του ανθρώπινου είδους. Σαμανισμός, φετιχισμός, παγανισμός, πολυθεϊσμός, μονοθεϊσμός… Η δήλωση δεν αποτελεί απλό συγκρητισμό αλλά νόθευση  αλλοίωση κι ανεπίτρεπτη κατάλυση όλου του πνεύματος του χριστιανισμού…
Le pape François à « La Croix » : « Il faut intégrer les migrants »
Recueilli par Guillaume Goubert et Sébastien Maillard (à Rome), le 16/05/2016
 EXCLUSIF Le pape François croit que la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible.
Extrait de l’interview que le pape a accordé à Guillaume Goubert, directeur de « La Croix » et à Sébastien Maillard, envoyé spécial à Rome.
La Croix: Dans vos discours sur l’Europe, vous évoquez les « racines » du continent, sans jamais pour autant les qualifier de chrétiennes. Vous définissez plutôt « l’identité européenne » comme « dynamique et multiculturelle ». Selon vous, l’expression de « racines chrétiennes » est inappropriée pour l’Europe?
Pape François: Il faut parler de racines au pluriel car il y en a tant. En ce sens, quand j’entends parler des racines chrétiennes de l’Europe, j’en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme. Jean-Paul II en parlait avec une tonalité tranquille. L’Europe, oui, a des racines chrétiennes. Le christianisme a pour devoir de les arroser, mais dans un esprit de service comme pour le lavement des pieds. Le devoir du christianisme pour l’Europe, c’est le service. Erich Przywara, grand maître de Romano Guardini et de Hans Urs von Balthasar, nous l’enseigne: l’apport du christianisme à une culture est celui du Christ avec le lavement des pieds, c’est-à-dire le service et le don de la vie. Ce ne doit pas être un apport colonialiste.
Vous avez posé un geste fort en ramenant des réfugiés de Lesbos à Rome le 16 avril dernier. Mais l’Europe peut-elle accueillir tant de migrants?
Pape François: C’est une question juste et responsable parce qu’on ne peut pas ouvrir grand les portes de façon irrationnelle. Mais la question de fond à se poser est pourquoi il y a tant de migrants aujourd’hui. Quand je suis allé à Lampedusa, il y a trois ans, ce phénomène commençait déjà.
Le problème initial, ce sont les guerres au Moyen-Orient et en Afrique et le sous-développement du continent africain, qui provoque la faim. S’il y a des guerres, c’est parce qu’il y a des fabricants d’armes – ce qui peut se justifier pour la défense – et surtout des trafiquants d’armes. S’il y a autant de chômage, c’est à cause du manque d’investissements pouvant procurer du travail, comme l’Afrique en a tant besoin.
Cela soulève plus largement la question d’un système économique mondial tombé dans l’idolâtrie de l’argent. Plus de 80 % des richesses de l’humanité sont aux mains d’environ 16 % de la population. Un marché complètement libre ne fonctionne pas. Le marché en soi est une bonne chose mais il lui faut, en point d’appui, un tiers, l’État, pour le contrôler et l’équilibrer. Ce qu’on appelle l’économie sociale de marché.
Revenons aux migrants. Le pire accueil est de les ghettoïser alors qu’il faut au contraire les intégrer. À Bruxelles, les terroristes étaient des Belges, enfants de migrants, mais ils venaient d’un ghetto. À Londres, le nouveau maire (Sadiq Khan, fils de Pakistanais, musulman, NDLR) a prêté serment dans une cathédrale et sera sans doute reçu par la reine. Cela montre pour l’Europe l’importance de retrouver sa capacité d’intégrer. Je pense à Grégoire le Grand (pape de 590 à 604, NDLR), qui a négocié avec ceux qu’on appelait les barbares, qui se sont ensuite intégrés.
Cette intégration est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que l’Europe connaît un grave problème de dénatalité, en raison d’une recherche égoïste de bien-être. Un vide démographique s’installe. En France toutefois, grâce à la politique familiale, cette tendance est atténuée.
La crainte d’accueillir des migrants se nourrit en partie d’une crainte de l’islam. Selon vous, la peur que suscite cette religion en Europe est-elle justifiée?
Pape François: Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui une peur de l’islam, en tant que tel, mais de Daech et de sa guerre de conquête, tirée en partie de l’islam. L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter, avec la même idée de conquête, la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations.
Devant l’actuel terrorisme islamiste, il conviendrait de s’interroger sur la manière dont a été exporté un modèle de démocratie trop occidentale dans des pays où il y avait un pouvoir fort, comme en Irak. Ou en Libye, à la structure tribale. On ne peut avancer sans tenir compte de cette culture. Comme disait un Libyen il y a quelque temps: « Autrefois, nous avions Kadhafi, maintenant, nous en avons 50! »
Sur le fond, la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible. Je viens d’un pays où ils cohabitent en bonne familiarité. Les musulmans y vénèrent la Vierge Marie et saint Georges. Dans un pays d’Afrique, on m’a rapporté que pour le Jubilé de la miséricorde, les musulmans font longuement la queue à la cathédrale pour passer la porte sainte et prier la Vierge Marie. En Centrafrique, avant la guerre, chrétiens et musulmans vivaient ensemble et doivent le réapprendre aujourd’hui. Le Liban aussi montre que c’est possible.
http://www.la-croix.com
Πηγή: "Ἀκτίνες"

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